Le vagabond

Publié le par Annpôl Kassis

Il est parti le Silencieux

L'âme en désordre, le coeur heureux

Sous le ciel amoureux

De la lune de feu

Aux éclats rouges soyeux

Il a fui le passé, aux instants malheureux

Pour traverser un présent plus joyeux

Enveloppé de bras plus langoureux

De sons plus harmonieux

Chuchotements de mots doucereux

Il refuse le futur qui s'ouvre trop oublieux

Des charges, des sueurs, des douleurs

Qu'il exige pour révéler sa beauté sous les voiles

Il danse sur sa route de demain

Englouti dans le rêve qu'il trouve aujourd'hui

Le bonheur pur tout simple à portée de sa main

Lune rouge sur l'Océan

Lune rouge sur l'Océan

Commenter cet article

INFINI 08/09/2014 06:48

L'Exclu
Sous sa lune réverbère
Pâle halo pissant de misère
Il est là, comme un vulgaire paquet
Tremblant, seul et abandonné
Rien n'accroche le ciel et la terre
Ce grand trait imaginaire
Que ses yeux vides ont oublié
Que la vie lui a volé
Le pavé est sa seule couche
Ou parfois le métro, au-dessus d'une bouche
Contre le froid, un quelconque carton
Horizon : univers de béton
Un regard parfois, un peu de compassion
Mais sa vie n'est plus qu'une illusion
Jusque son sourire qui n'existe plus
Il a tout compris : il n'est qu"un exclu

INFINI 10/09/2014 07:59

Infini n'erre nulle part. Il (elle ?) est bien là, parmi le monde, à côté du monde, tout près du monde... Bien intégré dans cette société, mais méfions-nous des apparences. Car cela n'empêche pas son esprit de vagabonder et d'aimer la beauté, la simple beauté d'un mot ou d'une chose.

Zal 10/09/2014 00:25

La vie est -elle un choix? La mort peut l'être? La vie est imposée par on ne sait qui, qui nous balance dans un souflle dans un environnement, un lieu un temps. Vivre est un abandon limité par toutes les sortes de contraintes du groupe d'humains- que l'on nomme société, époque, pays,- dans lequel chacun tombe, se débat, se perd, parfois trouve quelques ébauches d'un soi mythique. Le vagabond court après sa liberté,hors du groupe ( dont il se veut et se croit indépendant), l'exclu n'a pas trouvé sa place et son rôle dans le groupe qui refuse de se charger de lui et le renvoie à lui même. Le choix n'est pas de vivre,de la façon de vie, mais bien de mourir et du moment et de la façon de mourir- de ne plus faire semblant de mourir lentement qui s'appelle vivre. Bof un point de vue comme un autre.
Reste les bonheurs instantanés de la poésie, de la musique, de la lumière que la nature crée et offre et que l'intelligence humaine réinvente.
Mais alors où erre INFINI? Exclu de soi? du monde? de l'autre? D'un jour? D'un rêve?
Croquer l'instant et croquer dans la pomme

INFINI 09/09/2014 16:37

Je ne sais pas si c'est une liberté de vivre dans la rue. Est-ce un choix ? peut-être dans certains cas rares. Être riche ou pauvre, peu importe car des gens sont heureux avec presque rien et d'autres éternellement insatisfaits. Comme vous dites c'est en soi qu'on a le sourire de la vie, c'est en soi que l'on peut apprécier un tout petit bonheur, une toute petite satisfaction et ainsi vivre l'instant présent comme un moment ... INFINI.

Zal 09/09/2014 00:21

Que de détresse dans ces mots? Un exclu de quoi? n'est exclu que celui qui de lui même s'exclut et ne trouve de bouche que la chaleur d'une rame d'un petit coin de ce monde illusoire. Garder en soi le sourire de la vie et fredonner la chanson de l'oiseau hors de sa cage qui regarde les volutes blanches et grises danser dans le ciel d'automne : Liberté